Osons réfléchir !

Buste d’Aristote, droits d’image : National Institute of Environmental Health Science

« Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons la cause ».

Aristote, Métaphysique Livre II α 1 (993a-993b), De l’étude de la Philosophie.

L’Académie Nationale de Médecine a publié le 11 janvier 2022 un communiqué intitulé « Osons franchir le pas » en faveur du passe vaccinal et de l’obligation vaccinale que ça entraîne, une obligation « non déguisée » (sic), qui doit être défendue « au même titre que les obligations vaccinales en vigueur » (sic).

Les redacteurs du communiqué au nom de l’Académie réclament également que «  l’exigibilité du passe vaccinal soit élargie à tous les lieux de rassemblement  (travail, loisirs, commerces, transports en commun) ». D’ailleurs, ils sont soucieux de ne pas oublier « les personnes intervenant à domicile auprès de personnes âgées et/ou vulnérables (femmes de ménage, aides familiales…) ». Ils militent pour la généralisation du passe vaccinal (qui n’est même pas encore validé par le sénat ni le conseil constitutionnel) parce qu’ils craignent « toute dérogation au principe d’universalité limitant sa portée et réduisant son efficacité » (comment avons-nous déjà « prouvé » l’« efficacité » du passe vaccinal avant même de le mettre en place ?)

La vision de la France qui émane du communiqué de l’Académie Nationale de Médecine est tout sauf française.

Osons franchir le pas.

Imaginons les Français s’entre-flasher des QR-codes toute la journée (au travail, au supermarché, au bar tabac, etc.) en vérifiant l’identité les uns les autres grâce au permis de conduire ou la carte vitale, en se rassurant les uns les autres qu’ils sont tous à jour de leur parcours vaccinal, qui s’annonce apparemment long et éprouvant. Ils pourraient aussi s’entre-féliciter à l’occasion, ou sinon s’inciter les uns les autres à ne pas rater la dernière dose.

Dans cette vision de l’avenir de la France, où flasher son portable devient un réflexe du quotidien, un geste barrière, un véritable acte de guerre, le matin, au lieu d’entendre « bonjour » dans votre boulangerie, vous entendrez le dialogue suivant :

«  Tu en es à quelle dose toi ? » 

« J’en ai loupé une à cause d’une infection ».

«  Mince ».

«  Quand est-ce que ça va sortir le nouveau vaccin pour le variant Omega ? »

« Je ne sais pas, nous sommes toujours aux 3 doses de Ypsilon je pense ».

Nous aurions des questions à poser aux rédacteurs de ce communiqué, notamment :

– Si la vaccination est si avantageuse, pourquoi les savants ne proposent-ils pas directement une obligation vaccinale avec une loi ? Pourquoi opter pour l’obligation déguisée via le passe vaccinal ? 

(N’oublions pas que l’astuce de l’« obligation vaccinale déguisée » (comme l’a nommée Olivier Veran) n’ouvre pas le droit à des indemnisations des victimes.)

–  Combien de doses contiendra cette obligation ? Et avec quel vaccin ? Le vaccin initial Pfizer ? La nouvelle version améliorée promise par Pfizer pour le mois de mars 2022 contre le variant Omicron ? N’importe quelle autre création de Pfizer par rapport à n’importe quel variant ? Ad vitam aeternam ?

Jusqu’à quand les français devront-ils recevoir leurs doses ? 

La population n’a -t-elle pas le droit d’avoir les réponses à ces questions avant de souscrire au contrat de fidélité avec le géant pharmaceutique Pfizer et se plier aux spécialistes de l’Académie Nationale de Médecine ?

Le 11 janvier 2022, le jour même de la communication de l’Académie Nationale de Médecine, le professeur Didier Raoult dans son bulletin d’information émet de sérieuses doutes sur l’efficacité de la vaccination ARN à éradiquer l’épidémie.

Seul contre tous ?

Pas vraiment.

L’avis du professeur mondialement renommé s’accorde au communiqué de l’OMS du même jour, selon lequel, « une stratégie de vaccination basée sur des rappels répétés des premiers vaccins a peu de chances d’être appropriée ou viable ».

Le 11 janvier 2022 également, l’Agence Européenne de Médicament a annoncé, selon Bloomberg, que des injections de rappel fréquentes de Covid-19 pourraient nuire à la réponse immunitaire et pourraient ne pas être réalisables.

Nous constatons que l’Académie Nationale de Médecine défend une prise de position contraire à l’avis des experts de l’OMS qui recueillent et évaluent des données au niveau mondial et à l’avis de l’Agence Européenne de Médicament. Et qu’elle exprime cet avis durant la discussion de la loi sur le passe vaccinal au sénat, une prise de position plutôt politique que scientifique.

Pour revenir au professeur Raoult, même en France, son avis n’est pas isolé.

Le professeur marseillais conclut son intervention évoquant le terme « religion vaccinale ». Rappelons-nous que la tribune publiée dans le média indépendant Quartier Général le 12 décembre 2022 intitulée justement « Une nouvelle religion vaccinale est née à l’Occident », une analyse épidémiologique et sociologique qui définit ce terme comme outil indispensable afin d’appréhender la dérive actuelle a recueilli jusqu’à ce moment les signatures de 2 400 médecins et chercheurs français.

Charles Trenet – Douce France, nous publions ici le lien à cette chanson pour des raisons éducatives, évoquant certains aspects de la France qui sont en accord avec votre analyse.
Libertés !