La vaccination est le seul remède ?

Publicité du somnifère Placidyl (nom commercial de Ethchlorvynol), développé par Pfizer dans les années 1950, 1959. Source de l’image

Depuis le tout début de l’épidémie, la vaccination (des produits qui sont encore en phase d’essai) est promue comme le seul remède contre un virus pour lequel nous n’avons que peu de recul, la seule issue pour retrouver une vie normale. Mettons de côté pour l’instant le fait qu’au regard de la situation grave qui se déroule après cette vaccination de masse, nous constatons clairement que cet argument était faux.

Est-ce vraiment la vaccination le seul remède ?

La France, et notamment l’IHU de Marseille, sous la direction du professeur Didier Raoult, microbiologiste et spécialiste des maladies infectieuses, a vite déployé l’expérimentation de traitements contre la nouvelle maladie, à la base des molécules qui étaient déjà connues pour leur efficacité et leur non-toxicité, l’hydroxychloroquine et la chloroquine. L’hydroxychloroquine dispose de propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS, elle est utilisée pour le traitement de maladies chroniques et auto-immunes comme la polyarthrite rhymatoïde et le Lupus érythémateux disséminé, maladies qui sont rares et difficilement traitables. La chloroquine est un médicament administré contre le paludisme. Ses effets secondaires sont le plus souvent légers et transitoires, mais peuvent être graves puisque la dose thérapeutique est souvent proche du seuil de toxicité.

Pourquoi tester ces médicaments contre la nouvelle maladie ?

D’abord, ces médicaments étaient disponibles, et ils pouvaient être déployés rapidement dans toute la population en cas de preuve efficacité. D’ailleurs, face au nouveau virus et une nouvelle épidémie, ça paraissait un bon réflexe médical. Enfin, des fondements scientifiques pourraient servir comme indices que ces médicaments pourraient être efficaces contre le Covid-19. Par exemple, cet article datant de 2005 publié dans la revue « Virology Journal » faisait état de recherches cliniques in vitro sur des lignées cellulaires primates pour évaluer ses effets antiviraux contre le prédécesseur du Covid-19, le SARS-CoV-1 (coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère), responsable de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère qui a sévi de 2002 à 2004. Est-ce que cette étude avait prouvé que la chloroquine était un traitement efficace contre le SARS-CoV-1 ? Non, il faudrait beaucoup plus d’études et d’expérimentations pour arriver à cette conclusion, des essais cliniques tels que l’équipe du professeur Raoult avait entrepris au tout début de l’épidémie. Les auteurs de l’article avaient noté à l’époque qu’il fallait plus de recherches et d’essais cliniques avant que de traitements antiviraux puissent être développées pour traiter cette maladie sur les humains et ils avaient prouvé in vitro que la chloroquine pourrait représenter une bonne piste.

Ces traitements (et des différents combinaisons d’eux) ont été rapidement déployés pour tester leur efficacité contre la nouvelle épidémie. Cette dynamique a vite été freinée, après la publication d’un article dans la revue médicale « The Lancet » le 22 mai 2020, qui a fait la une de plusieurs journaux et de plateaux télé. Dans cet article, les auteurs faisaient état de rapports venant de 671 hôpitaux dans 6 continents sur des rythmes cardiaques anormaux et potentiellement mortels constatés chez les patients atteints de Covid-19 qui suivaient des traitements à base d’hydroxychloroquine. Cela paraissait assez convaincant : l’échantillon de la recherche était énorme : 14 888 patients atteints de la Covid-19 qui avaient reçu des traitements à la base de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine. Par contre, au bout de quelques jours, de nombreux scientifiques ont remis en question la crédibilité des données utilisées dans l’article, ainsi que l’intégrité de l’institut responsable pour les recueillir et les traiter. Les réactions ont été si sévères que trois des quatre auteurs de l’article ont décidé de le rétracter le 5 juin 2020.

Le mal était pourtant fait : entre temps l’OMS a pris la décision le 24 mai 2020 de suspendre au niveau mondial l’essai de ces médicaments dans la lutte contre la Covid-19, tandis que des gouvernements européens (la France, l’Italie et la Belgique) ont également décidé le 28 mai 2020 de suspendre l’administration de ces traitements (source : Reuters).

Le « Lancet gate » a vite été oublié, l’argument que seul un vaccin peut nous sauver est redevenu la norme et le public a été convaincu d’attendre ce « remède miracle » avec peur et impatience en espérant retrouver une vie normale (qui ne fut pas le cas, nous n’avons pas regagné la vie d’avant grâce à la vaccination). Depuis, nous avons atteint un tel niveau de polarisation, anti-scientifique, antirationnelle et moyenâgeuse, que les « partisans » (sic) du professeur Raoult et de l’hydroxychloroquine sont traités d’« antisystème » (sic) et l’ expert mondialement reconnu et scientifique renommé qui a promu ce traitement est tristement cité comme leur « héros » (source : ici).

Ces traitements sont-ils efficaces contre la Covid-19 ? Nous ne saurions pas répondre à cette question. En revanche, nous constatons en exposant ces faits un motif récurrent : la construction d’un paradigme scientifique, fondé sur de fausses études relayées par une presse sensationnaliste et irresponsable, articulé autours d’une science orientée et d’articles de recherche fortement contestés par plusieurs membres de la communauté scientifique.

Lectures supplémentaires

En février 2021, l’OMS a publié une étude dans le New England Journal of Medicine excluant définitivement de la course aux traitements les premiers qui ont été déployés contre la Covid-19 de la course pour la découverte des traitements (remdesivir, hydroxychloroquine, lopinavir, et interferon). De nouveaux traitements sont déployés, notamment les pilules antivirales de Pfizer (les ambitions en termes d’efficacité de Pfizer sont revues à la baisse cette fois, et sont tombées de 95% (vaccin) à 89% (pilule)), les pilules de Merck, les (très chers) traitements par anticorps monoclonaux. Apparemment, ces traitements inspirent confiance aux journalistes spécialistes, aucun doute ne s’exprime par rapport à leur efficacité.

En revanche, la même presse qui a passionnément relayé l’article de Lancet sur les dangers présumés de l’hydrochloroquine mais n’a pas informé ensuite le public sur sa rétractation et le scandale scientifique que ça a provoqué, n’hésite pas aujourd’hui à donner au public l’impression que l’ivermectine n’est qu’un vermifuge pour les chevaux, qu’elle est inefficace et que son administration pour traiter la Covid-19 relève du charlatanisme et de l’improvisation qui met en danger la vie des personnes irresponsables qui s’auto-soignent sans précaution.

L’ivermectine n’a pas encore bénéficié d’un Lancet-gate. Il s’agit d’un antiparasitaire (peu onéreux) commercialisé par Merck qui est utilisé pour traiter la gale. Plusieurs études démontrent son efficacité contre la Covid-19. Par exemple, cet article publié dans la revue « American Journal of Therapeutics » du volume qui date de juillet-août 2021, conclut une certitude modérée par rapport aux réductions de la mortalité qui peuvent être espérées grâce à ce médicament. Dans cet article publié dans la même revue, les auteurs effectuent une méta-analyse des données et ils prouvent des réductions statistiquement significatives de mortalité grâce à la prescription de l’ivermectine. La liste est longue, et le fait qu’on arrive aujourd’hui à des méta-analyses statistiques des patients traités avec ce médicament démontre à quel point l’intérêt scientifique et médical de ce traitement est sérieux et pertinent, et que le consensus pour sa prescription contre la Covid-19 est en train de se créer. Même l’institut Pasteur a publié une étude, dans la revue scientifique « EMBO Molecular Medicine », dans laquelle les auteurs argumentent sur l’efficacité de l’ivermectine contre la Covid-19 après des essais cliniques sur des animaux (heureusement les « fact checkers » ont pris soin de venir nous expliquer que c’est faux).

Les agences sanitaires font la sourde oreille, au moins dans les pays où l’on vaccine tout bipède à volonté. La mise à l’écart de l’hydrochloroquine et de la chloroquine a ouvert la voie à la course aux vaccins, laquelle Pfizer est en train de gagner. Ensuite, place à la pilule antivirale de Pfizer qui agit comme inhibiteur de protéase contre la Covid-19. Il n’est pas difficile de découvrir que l’Ivermectine fonctionne aussi comme inhibiteur de protéase et que c’est justement cet effet qui est bénéfique pour atténuer les effets de la Covid-19, comme constatent ces chercheurs (Abhigyan Choudhury, et al. dans la revue « Future Virology », article publié en mai 2021). Pfizer vient-il d’inventer la très rentable « Pfizermectine » ?

Une fois l’abonnement vaccinal généralisé est mis en place, nous sommes en train de découvrir enfin qu’il existe bien des traitements contre la Covid-19.

Des traitements Pfizer.

Suite : la vaccination est sûre et efficace ?

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